Les bienfaits de la luminothérapie

Traitement de l’insomnie et des états dépressifs, la luminothérapie s’adresse à tous les âges et se pratique en milieu hospitalier ou à domicile. Provenant d’une pratique datant du 19ème siècle, la luminothérapie est toutefois différente de la photothérapie et a des effets prometteurs.

La luminothérapie, qu’est-ce c’est ?

Cette méthode de traitement des troubles du sommeil, mais aussi de la dépression, est classée comme une prise en charge psychiatrique. Le principe est simple : laisser les yeux devant un spectre lumineux similaire à celui du soleil pendant une durée définie. A la base de cette thérapie, il y a eu plusieurs observations sur les effets de la lumière naturelle sur la santé, la résistance aux infections et le renforcement du système de défense immunitaire. L’usage de la luminothérapie en France a commencé dans les années 20, bien que sa première utilisation ait été attribuée à un Danois du nom de Niels Ryberg Finsen en 1903. Les solariums d’Aix-les-Bains sont la preuve de la vulgarisation de la pratique dans l’Hexagone. Mais la pratique n’a pas toujours été au goût du jour, masquée par d’autres progrès de la médecine. Elle ne revit le jour qu’en 1984 pour la prise en charge de cas de dépression.

La luminothérapie : comment fonctionne-t-elle ?

La technique consiste à placer un spectre lumineux solaire dépourvu des rayons ultra-violets en face de la personne, à environ 45 cm durant une demi-heure. Le traitement se fait le matin avec une lumière avoisinant les 4000 K à une intensité de 10 000 lux. La lumière, en inhibant la sécrétion de mélatonine, favorise le réveil et maintient le corps en alerte. La luminothérapie n’est pas dangereuse lorsqu’elle est réalisée selon les protocoles préétablis par les professionnels. D’ailleurs, les lampes utilisées ne diffusent pas de rayons nocifs.

La luminothérapie : quelles indications ?

La luminothérapie est recommandée pour calmer la dépression saisonnière se produisant en hiver (généralement du mois d’août au mois d’avril). Celle-ci s’accompagne bien d’une baisse de l’énergie mais pas de l’appétit, mais altère toutefois la capacité d’une personne à travailler ou à vaquer à ses tâches quotidiennes. D’autres problèmes chroniques y trouvent leur solution : l’insomnie, quelques maladies neurologiques comme la maladie de Parkinson. La luminothérapie est aussi utilisée chez les femmes souffrant de douleurs prémenstruelles ou de dépression après un accouchement. Elle aide les personnes souffrant d’un cancer à retrouver un sommeil paisible. Quelques problèmes cutanés y ont aussi trouvé leur remède, ainsi que l’anorexie et la boulimie. Enfin, elle est occasionnellement utilisée pour rétablir l’horloge interne suite aux inconvénients du décalage horaire.

Des contre-indications ?

Bien qu’elle soit sécuritaire, la luminothérapie n’est pas convenable à tous. Il faut être particulièrement prudent en cas de traitement avec d’autres médicaments. Par exemple, la prise de produits photo-sensibilisants simultanément risque de provoquer des tâches désagréables sur la peau. Certaines maladies psychiques ou nerveuses (dont l’autisme) constituent des contre-indications au traitement à la lumière. Comme les yeux sont les premiers récepteurs de la lumière, toute maladie des yeux (glaucome, cataracte, maladie de la rétine) doit être écartée avant de commencer tout traitement faisant appel aux rayons lumineux.

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