Le sommeil de bébé selon la méthode Montessori

Depuis plus de 80 ans, Maria Montessori a exposé le résultat de ses observations des enfants. La question du sommeil est abordée dans ses livres de manière surprenante, innovante, et pourtant, tout semble aller de manière naturelle. Parlons-en.

Objectif autonomie

Tous les aspects de la vie de l’enfant contribueront à forger ou moins son autonomie. La façon de concevoir le sommeil passe donc par le besoin d’avoir confiance en soi. Le bébé observe mais en plus, il a son temps de sommeil normal. Nous, les parents, avons tendance à forcer la venue du sommeil en lui appliquant un calendrier des heures à laquelle il devrait s’assoupir. D’après la philosophie montessorienne, il est inutile d’imposer un rythme à l’enfant qui soit calé au rythme de vie de ses parents. Encadrer son enfant est essentiel, mais cela doit se faire en tenant compte des signaux que lui-même nous envoie. S’il baille, s’il pleure de fatigue, s’il crie, c’est peut-être parce qu’il veut se reposer, même si cela va écourter la séance cinéma des parents.

Le rythme propre au bébé

En somme, écouter les alertes données par le bébé est d’une importance capitale pour pouvoir l’aider à établir son rythme. En effet, certains parents ont l’habitude de mettre leur enfant au lit le plus tôt possible pour pouvoir ranger ou sortir en couple. Il faut comprendre que malgré les berceuses et les tétées, l’enfant prendra encore plus de temps à s’endormir si son moment n’est pas encore venu. Observez aussi ses siestes. S’il s’endort longtemps l’après-midi, vous allez vous épuiser à essayer de l’endormir à 20 heures. Définissez ses besoins, tout comme vous connaissez les vôtres.

Pas de cage pour un bébé épanoui

Le lit à barreaux, Maria Montessori l’appelle « cage » et « prison ». Même si c’est un article intergénérationnel, elle le traduit comme un symbole d’une perte de la liberté de votre enfant. Beaucoup y abandonnent leur enfant qui pourrait bien se débattre et pleurer, mais ne pourra rien faire de dangereux grâce aux barreaux. En clair, elle considère le fait de mettre un enfant mobile dans un berceau comme une hérésie. D’après elle, à 9 mois, il n’est plus normal d’enfermer son enfant dans cette cage, dans le but d’être tranquille et de s’occuper à autre chose. Rappelez-vous que la philosophie de Montessori vise à être à l’écoute des besoins de son enfant. Le matelas au sol est plus approprié pour permettre à l’enfant de se lever quand il veut, même s’il vient dans le lit des adultes pour un câlin.

Une chambre adaptée

Le lit au sol sera idéalement posé sur un sommier pour éviter l’accumulation de l’humidité. Un tapis épais à côté crée un espace de jeu pour l’enfant. Faites en sorte que votre enfant trouve la porte et puisse circuler librement quand il va au lit et quand il se lève le matin. En le mettant dans un coin, vous allez faciliter les va-et-vient de votre enfant. En réduisant les éléments perturbateurs dans la décoration de la chambre, vous lui faciliterez également l’endormissement.

 

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